| Transformer
les profondeurs de ma vie: expérience sur les abus sexuels
Par Nina Lee
Traduit par Monique Tedeschi
J'avais probablement six
ou sept ans quand mon cousin me molesta pour la première fois. La
première fois que cela arriva, je pensais que c'était un
accident et n'en parlait à personne.
Puis, cela arriva, encore
et encore. J'essayais d'en parler indirectement à mes parents, espérant
qu'ils comprendraient et feraient quelque chose pour empêcher cela.
J'étais trop gênée pour parler de ceci ouvertement.
Cependant, mes parents pensèrent que je ne m'entendais pas bien
avec mon cousin qui vivait dans notre grande famille étendue, et
me firent un long discours sur comment je devrais être plus tolérante
et accommodante.
Je sentais que même
si mes parents comprenaient, ils ne voulaient pas commettre une action
qui aurait crée de la disharmonie et du trouble dans la famille.
Mon cousin continua de me molester jusqu'à ce qu'il parte de la
ville pour aller à l'université.
Cette expérience m'affecta
horriblement. Je devins réservée, développais une
très faible estime de moi, et perdis confiance en moi-même.
Quelques années passèrent et je commençais à
me sentir mieux.
Alors, cela ce passa de nouveau
avec un autre cousin plus âgé. Il me menaça avec un
couteau si j'en parlais à qui que ce soit. Je vivais en enfer. Je
me demandais s'il y avait quelque chose de mauvais en moi pour que j'attire
ces événements négatifs. C'étais traumatisant.
Je blâmais mes cousins de me faire ces choses si horrible, je blâmais
mes parents de ne pas me protéger, et je blâmais le système
qui permettait que des gens échappent aux conséquences de
leurs crimes.
Ma condition de vie demeurait
dans les mondes de l'enfer et de la colère pour les années
qui suivirent jusqu'à ce que je rassemble mes idées et reprenne
le contrôle de ma vie. J'essayais de toutes mes forces de ne pas
penser au passé.
Quelques années plus
tard, un ami me parla de ce merveilleux bouddhisme qu'il avait commencé
de pratiquer et qui avait immensément changé sa vie. Je commençais
immédiatement à pratiquer et pouvais littéralement
voir ma vie changer avec chaque daimoku que je chantais.
Cette pratique est si puissante!
Peu après cela, je
quittais la maison pour étudier en outre-mer. Toutes les fois que
je lisais des rapports d'abus sexuels dans les journaux, je me souvenais
de mes propres expériences que j'essayais d'enterrer. Je ressentais
de la colère et de la haine envers mes cousins. J'avais une furieuse
envie de les déferrer à la justice. Chaque fois que cela
se produisait, j'allais devant le Gohonzon et chantais pendant des heures
avec les larmes dans mes yeux.
Quand je revenais pour voir
mes parents, je voulais faire en sorte que ce soit court et d'éviter
mes cousins qui vivaient encore à la maison. Bien que j'ai chanté
pendant tant d'années et accumulé un grand nombre de bienfaits,
j'étais incapable de me réconcilier avec cette expérience
passée.
Il y a environ deux mois,
j'ai eu profondément besoin de visiter ma ville natale encore une
fois. Je n'étais pas sûre que ce séjour me rendrait
heureuse. C'est alors que j'ai lu une merveilleuse directive du Président
Ikéda dans le World Tribune du 8 septembre 2000:
«Prier qu'au lieu des
démons, ou des forces négatives et destructives envahissant
votre être, Brahma, Shakra et les dieux du soleil et de la lune entrent
dans votre vie. Prier pour qu'ils entrent dans la vie de tous les membres
de votre région, et aussi de tous les membres de la SGI. Si vous
faites cela, votre force sera multiplié par 100, par mille. Avec
une telle prière, avec une telle foi, vous réaliserez une
transformation fondamentale dans les profondeurs de votre vie. C'est le
secret pour accomplir votre révolution humaine.»
J'étais déterminée
à ne pas être tirée en bas par les fonctions démoniaques
qui essayaient de m'affaiblir intérieurement. Je commençais
à prier pour un courage abondant, pour la sagesse et la compassion.
Je commençais à réaliser que ce que j'avais expérimenté
dans mon enfance était le résultat de causes créées
dans des vies antérieures. Il n'y avait pas à avoir de rancune
contre mes cousins. Bien plus, la loi de cause et effet est très
sévère qu'une personne se voit ou non faire tels actes, elle
expérimentera les effets des causes qu'elles a créées.
J'appliquais la directive
du Président Ikéda dans ma vie et chantaient pour que les
divinités bouddhiques entrent dans ma vie aussi bien que dans celle
de mes cousins. Je chantais pour que leur boddhéité se manifeste
et pour qu'ils soient heureux. Ils avaient crée un lien avec le
Gohonzon à travers moi et c'était une opportunité
de prier pour eux et pour les amener au Gohonzon et au véritable
bonheur. J'étais en mesure d'élever mon état de vie
et de ressentir une immense compassion pour chaque personne autour de moi,
et particulièrement ces cousins.
Mon séjour à
la maison fut absolument merveilleux. Chaque fois que je les voyais, je
priais dans mon cur pour leur bonheur. Je ne les méprisais plus
ou ne les craignais plus. Tout ce que je pouvais ressentir envers eux était
de la compassion. C'était une percée inattendue.
Pour la première depuis
toutes ces années, je ressentais que j'avais finalement rompu les
liens de mon karma. Je m'étais frayé un passage à
travers ce mure de crainte et de doute qui m'affaiblissait. Je découvrais
finalement le véritable pouvoir de Nam Myoho Rengue Kyo.
La magnifique directive que
j'ai cité ci-dessus ne m'a pas seulement aidé à gagner
sur mon karma dans ce cas particulier, elle m'a tout autant grandement
aidé dans d'autres domaines de ma vie.
La joie qui jaillit à
l'intérieur de moi est constante et incessante. J'apprécie
maintenant l'angoisse que j'avais à traverser pour parvenir jusqu'à
ce point de la joie indestructible. J'ai réalisé que l'énergie
de l'univers est compassion, ce que je savais en théorie mais ne
pouvais vraiment ressentir dans mon cur. Depuis que je me suis résolue
à manifester une état de vie fort avec espoir et un esprit
vigoureux, la vie est devenue une expérience enrichissante et gratifiante.
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